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judaiques
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Blog Philosophie
Date de création :
16.04.2009
Dernière mise à jour :
27.05.2009

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Israël - Palestine: Face à face inconciliable?

Publié le 27/05/2009 à 16:06 par judaiques
ISRAEL PALESTINE
Deux vérités qui s’affrontent, trouvez la fausse

Dans un commentaire à un article de journal une femme arabe musulmane de Haïfa, s’appelant Samar, a écrit :

Nous ne sommes pas des arabes d’Israël… nous sommes palestiniens citoyens de l’Etat d’israël. Et notre citoyenneté est un détail technique comprenant un passeport et une carte d’identité israéliens que nous produisons sur la demande de diverses administrations. N-o-u-s avons une nation qui nous définit comme palestiniens arabes. Nous ne sommes pas les arabes de cet Etat, et n’acceptons pas d’en être les sujets. V-o-u-s êtes sans nation. V-o-u-s avez une religion appelée juive !! Et vous lui appartenez, et c’est tout !!! Votre seule création est la langue hébraïque. En dehors d’elle, vous n’avez rien créé depuis les 58 ans que vous êtes ici en tant qu’occupants de la terre d’un autre peuple !!!. Vous êtes tout simplement un peuple sans culture, et sans aucun passé dont vous pouvez être fiers. Vous êtes simplement des particuliers ramassés dans la diaspora, arrivés avec du toupet, afin de réaliser votre droit à une identité propre, cela au détriment du droit d’un autre peuple. La Paix façon Rabin vous avez assassiné à jamais ! Alors…perdez votre arrogance, car nous n’avons plus rien à vous dire. Et j’évite ici une généralisation sans limite. Moi j’ai des amis juifs qui sont comme mes frères, mais il y a des peuples qui pour exister dénient l’existence d’un autre peuple.

Et voici la réponse de Drora, une israélienne juive, parue dans le même journal :

Samar de Haïfa,
Il n’y a, en Israël ou dans les territoires d’Eretz Israël, pas un arabe qui n’a pas une patrie arabe (et c’est pourquoi vous êtes arabes).
Vous avez envahi/pénétré/glissé – en Eretz Israël avec la bénédiction de l’occupant ottoman et l’occupant britannique mais vous n’en êtes pas devenus grâce à cela les propriétaires ni les maîtres.
Ouvrez l’atlas du monde, arabe d’israël. Vous allez découvrir que la superficie des états arabes (22) est plus étendue que le continent européen, et la superficie de tous les états musulmans (56) recouvre un tiers de la surface du globe. Un énorme territoire plein des ressources en pétrole et des richesses sans limite.
Alors n’est-ce pas dans l’ordre des choses que le peuple juif possède un minuscule Etat propre à lui, sans devoir le partager avec un énième peuple arabo musulman ?
Prêtez-moi votre oreille afin que je vous dise quelques mots sur le « peuple » palestinien. Vous ne constituez pas un peuple. Vous êtes une fiction musulmane dont le seul et unique but est : la conquête d’Eretz Israël.
Commençons par votre appellation :
Les romainsen occupant Israël l’ont nommé dans l’acte d’occupation : « provincia palestina »- en souvenir des philistins qui peuplaient les villes côtières israéliennes.
Ces philistins étaient des marins à cheveux roux qui arrivèrent sur les rivages d’Israël d’Europe et ont disparu de notre région 1600 ans avant la naissance de Mahomet.
Les arabes, originaires de la péninsule arabique, n’ont aucun lien avec les philistins – ni génétiquement, ni religieusement, ni culturellement, ni historiquement ni géographiquement. Vous êtes arabes et non point philistins. Les romains aurait pu baptiser Israël provincia Suisse, cela aurait fait de vous des suisses ?
Et quant à Eretz Israël, Samar de Haïfa :
Choisis n’importe quel document historique, n’importe quelle carte historique, n’importe quel historien reconnu par le monde universitaire qui pourra nous montrer où se trouve Palestine, définir quand dans l’histoire humaine exista un Etat appelé Palestine, ou bien quand, à un moment quelconque de l’histoire humaine, exista un « peuple » appelé peuple palestinien. Qui êtes-vous ? D’où êtes-vous venus et quel est votre lien avec les territoires d’Eretz Israël. Je n’arrive pas à trouver la moindre information nulle part au monde, y compris chez des chercheurs musulmans et arabes (y compris dans le Coran où Eretz Israël est appelé « Eretz Israël, le pays du peuple d’Israël ») qui justifiera vos affirmations.
Il y a une documentation datant du mandat britannique, une documentation turque de l’époque ottomane, une documentation sur toutes les occupations d’Eretz Israël – mais pas un mot sur le peuple palestinien ou de l’Etat palestinien. Alors, on est d’accord que si vous trouvez une quelconque documentation (mais pas un morceau de la propagande palestinienne qui modifie des faits historiques évidents) – prouvant votre existence et votre établissement en Eretz Israël- nous aurons un point de départ pour une discussion.
Vous êtes un agglomérat mariant au hasard des morceaux et des familles de tout le monde musulman, qui, d’ailleurs, détestent presque les uns les autres… presque autant que vous nous détestez.
C’est pratiquement la seule chose qui vous unit – la haine des sionistes. C’est une base bien pauvre pour la constitution d’un peuple !
En 1948 le nombre d’arabes habitant Eretz Israël était équivalent au nombre des juifs habitant lespays arabes.
Le vingtième siècle était un siècle d’immigration et d’échange de populations partout sur le globe.
Tous les juifs des pays arabes ont immigré vers leur patrie Israël. Tous les arabes d’Israël devaient retourner dans leurs pays d’origine.
Non seulement vous ne l’avez pas fait – mais vous continuaient d’infiltrer et pénétrer le territoire israélien par tous les moyens imaginables, et que la politique molle de l’Etat d’Israël vous l’avait permis.
Pratiquement vous avez aujourd’hui un Etat palestinien, la Jordanie. Mais vous vous voulez trois Palestine – Jordanie, « la nouvelle Palestine » englobant la Cisjordanie et Gaza, et, bien entendu que les arabes israéliens qui se déterminent comme palestiniens continueront d’habiter Israël et vont faire venir vers eux davantage des »frères » palestiniens du monde entier. Ainsi dans une dizaine ou vingtaine d’années les juifs seront une minorité dans leur pays et Israël aussi deviendra Palestine. A nous cela ne convient guère.
Et c’est pourquoi voici ce qui arrivera finalement, malgré les illusions dispensées par notre Gauche et qui emplit votre cœur d’un grand espoir : vous serez obligés de retourner dans vos patries. Cela arrivera paisiblement ou bien par l’épée.
Au cours des ans (pendant l’établissement sioniste) vous avez adopté les thèmes juifs à savoir – la sainteté de Jérusalem et le droit de retour à Sion. Vous avez bien élevé une Mosquée dans le centre du saint du saint juif (une coutume musulmane répandue dans notre monde), mais votre ville sainte est la Mecque et non point Jérusalem et votre seul droit de retour est vers votre patrie arabes et non vers Sion.
En épilogue je vous indique un livre très gentille et plein d’humour qui se nomme « un voyage d’agrément en Terre Sainte », écrit par un écrivain nommé Samuel Longhorn (plus connu par son pseudonyme Mark Twain) en 1867. Il visita Israël de long en large.
Il n’a pas vu ici des palestiniens, ni des jardins fertiles, ni des villages arabes, ni des villes grouillantes de monde. Rien. Il a vu et décrit une désolation, des marécages, du choléra, de la malaria et du sable. « Pays des pleurs » c’est ainsi qu’il nomma Eretz Israël.
Tout ce qu’il y a ici, ce paradis qui s’appelle Israël –fut construit par le génie juif.
Pas étonnant que vous et vos frères vous y rêvez !
Et si vous demeurez dans une maison raccordée à l’électricité et tapez la réponse dans l’ordinateur, c’est dû à ce que les sionistes ont bâti ici un Etat qui vous permet de vivre dans un standard de vie complètement différent de 99% des vos sœurs des états arabes.
Citoyenne juive israélienne,
Propriétaire de cet endroit.
Drora, Néguev (10.11.06)

Que la force soir avec le peuple d’Israël







la Brêche de Rafah

Publié le 27/05/2009 à 16:03 par judaiques
La Brèche de Rafah

Ce qui s’est passé à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza est de loin bien plus important pour l’avenir d’Eretz Israël que tous les conciliabules à bâton rompu entre Ehud Olmert et Mahamoud Abbas ou bien des vœux pieux du Conseil de Sécurité et même des souhaits sincères ou non, de fin de mandat, de George W. Bush.
Pour la première fois depuis le cessez le feu de juin 1967 l’Egypte admit, par les actes sinon par le discours, que les deux côtés de la « brèche de Rafah » (« Pitchat Rafiah ») n’en font qu’un, peuplés qu’ils sont par les membres d’un même peuple : l’égyptien.
Ce que ne purent obtenir les négociateurs israéliens depuis 40 ans devint un fait accompli par la volonté des habitants frustrés de Gaza. Car, eux, le peuple, le vrai, se rappellent bien que jusqu’en juin 1967 ils étaient, soit des citoyens égyptiens soit des réfugiés à statut de résident, car, ethniquement, ils sont de même origine que la majorité arabe de l’Egypte.
Historiquement, le bande côtière qui va de Rafa à Beit Hanoun faisait, depuis des centaines d’années, une sorte d’enclave égyptienne dans le territoire d’Eretz Israël, l’Egypte ayant rempli à cet endroit le vide laissé par le départ des philistins, peuple marin venu là des îles grecques.
Pour l’Empire égyptien ce fut une base de départ pour la conquête de la Grande Syrie (Judée, Samarie, Jordanie, Syrie et provinces sud de Mésopotamie). Les califats musulmans n’avaient aucune raison d’abandonner ce lieu stratégique, au contraire ils le peuplèrent par les mêmes ethnies qui colonisaient l’Egypte. Ils firent encore plus, en colonisant la bande côtière entre Ashkelon et Yafo.
Mais après la conquête de la « Palestine » par les britanniques en 1917/18 des milliers d’égyptiens se trouvèrent coupés administrativement mais non culturellement de leur mère patrie. Et c’est tout naturellement vers Gaza que s’enfuient tous ces « égyptiens » apeurés en 1948 venant, dans leur plus grande majorité, de Yafo, Yabné, Ashdod ou Ashkelon. Ils allèrent retrouver leur parents, car la Bande de Gaza fut attribuée à l’Egypte dans les accords de l’armistice de 1949. Et parmi ces réfugiés se trouvait aussi la famille de Yasser Arafat, qui, par la suite, étudiera au Caire et fera partie des services de renseignement des l’armée égyptienne. Le « grand leader » de l’OLP était égyptien.
Nous trouvons à Gaza les mêmes courants politico religieux qu’en Egypte. C’est ainsi que l’organisation des Frères Musulmans, prenant là l’appellation plus « neutre » de Hamas, s’implante fortement dans un terreau plus fertile encore que celui de la mère patrie. C’est, d’ailleurs, la raison du refus égyptien de récupérer Gaza. Le Raïs (Nasser, Arafat, Moubarak) en a assez à faire avec cette organisation sur le sol propre de l’Egypte et préfère laisser aux israéliens le soin de se débrouiller avec ce qu’il considère comme une poudrière. De là à penser qu’Ehud Barak, en décrétant le blocus de Gaza et en laissant détruire sans réagir le mur de séparation entre les deux parties de la ville de Rafa, espérait et souhaitait même cette « révolte » du peuple gazaoui, il n’y a qu’un pas, non confirmé mais bien logique. Moubarak est mis ainsi devant ses responsabilités, et du même coup la thèse d’un seul et même « peuple » palestinien prend un coup presque fatal.
Car ce qui est vrai pour Gaza l’est aussi pour le reste d’Eretz Israël : les habitants arabes du nord et du centre sont, sans équivoque, ethniquement syriens, irakiens ou libanais (pour les chrétiens). Restent ceux de Judée, relativement peu nombreux, authentiquement « palestiniens », donc plutôt d’origine bédouine et proches des jordaniens. D’ailleurs, en Jordanie, leur nombre dépasse celui des envahisseurs hachémites qui tiennent le pouvoir.
Se pose alors tout naturellement une question : quid de la Palestine, celle qui doit être constituée, en principe, aux côtés d’Israël ?
La « Brèche de Rafa » a ouvert une autre bien plus importante encore dans ce que le monde diplomatique se plaît d’appeler : Le Processus de Paix au Proche Orient. Faut-il en réjouir ou en pleurer ?
Pour ma part je dirais qu’il y a là un premier pas vers une approche plus réaliste et plus pragmatique du conflit israélo-arabe.

David Yaghil Goldberg



Shabbat Tazria-Mezora: Haftarat Mezora 25/04/09

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par judaiques

Rois B 7/3 à 20

Quand les deux parashot, Tazria et Mezora, sont lues comme une seule, on termine la lecture des textes par la présente haftara dont la seule raison de son choix se trouve dans son ouverture (verset 3) où il est question de quatre lépreux, qui, selon la règle, sont interdits de séjour à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Or en éludant les 2 premiers versets de ce chapitre l’auteur de cette sélection dénature, involontairement probablement, le message que ce texte véhicule.
C’est que comme tous les premiers chapitres du second livre des Rois le septième est consacré à la parole du Prophète, en l’occurrence : Elysée (Elisha). Parole bafouée, interdite par la maison royale d’Israël, le Prophète (Elie ou Elysée) étant considéré comme un trouble fête voire rebel. Alors sur ordre du roi et ses ministres, épaulés par les prêtres animistes de l’époque qui se prétendaient également prophètes, on ne croit pas la parole du Prophète au mieux et, au pire, on le pourchasse afin de le mettre à mort et, ainsi, se débarrasser d’un gêneur à la fois sur le plan politique que spirituel, qui, à l’époque, étaient plutôt inséparables.
Cet état des choses pousse le Prophète à se présenter non seulement comme le messager de YHVH et son porte parole, mais aussi comme une sorte de magicien et devin (avec l’aide de Dieu bien entendu). Dans d’autres civilisations on aurait dit : Merlin l’Enchanteur.
Les deux premiers versets (dont la teneur est reprise dans les versets 17 à 20) montrent le mépris du prophète de YHVH pour l’intendant du roi qui se moque d’Elysée quand celui-ci prévoit une fin heureuse à la famine due au siège de la ville par les troupes araméennes. Voici le devin, l’enchanteur. Le grand pourfendeur des adorateurs de fausses divinités, est acculé à faire des miracles pour être crédible. Quelle humiliation pour cet homme de dieu, ce porteur du seul message divin. Mais il s’y résout, à cette mascarade de divination, pour la bonne cause. En triomphant en fin de compte ; l’araméen parti et l’alimentation étant de nouveau abondante et l’intendant mis à mort par la foule, il semble dire au peuple et à son roi : « qui peut le plus peut le moins » : YHVH le tout puissant, le seul vrai dieu, maître de tout, n’a aucune difficulté de permettre à son serviteur le Prophète de réaliser à l’occasion un petit miracle ou de prévoir de temps en temps l’avenir.
Curieusement une leçon apprise par les maîtres du hassidisme comme de certains « kabbalistes ».

David Yaghil Goldberg



Shabbat Tazriz-Mezora: 25/0409 Hftarat Tazria

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par judaiques
Haftarat Tazria

Rois B 4/42 à 5/19

Cette haftara raconte deux faits « miraculeux » attribués au grand prophète Elysée héritier d’Elie. Deux « miracles » qui rappellent curieusement des faits rapportés dans les Evangiles : « la multiplication des pains » et le baptême dans les eaux purificatrices du Jourdain.
Bien entendu toute ressemblance serait fortuite comme, d’ailleurs, celle concernant la résurrection du jeune garçon racontée dans la première partie du chapitre 4.
Mais les deux histoires racontées dans cette parasha : la « multiplication » des pains et la guérison de Naaman, le général araméen, ont une signification bien plus spirituelle.
En effet si les vingt petits pains ont suffit à alimenter cent personnes qui en ont même laissé, ce que, explique Elysée : « ainsi parla YHVH : mange et laisse ». Il suffit de croire pour ne plus avoir faim. C’est la foi pour la foi dira plus tard Maimonide suivi en cela par Y. Leibowitz.
Dans un autre registre et dans un autre contexte, bien plus douloureux celui-là, Job ne perdra pas la foi bien que souffrant et maltraité sans que YHVH lève le petit doigt pour le délivrer.

Ce qui arriva, de même, à Naaman, atteint par une maladie de la peau incurable. Je veux dire la FOI pas la guérison. Car il ne croit pas à la guérison par le bain (« tvila ») dans les eaux du Jourdain. Il refuse même de se conformer au commandement du prophète et n’obtempère qu’après avoir été fortement prié par ses serviteurs.
Sortant de l’eau tout purifié ses premiers mots ne sont pas pour l’homme Elysée mais pour son Dieu : « à présent je sais qu’il n’y a pas de Dieu ailleurs qu’en Israël ».
Et cet homme, cet araméen, qui fréquentait les temples étrangers (« beit rimon » la maison de la grenade) se voyant « guéri » décide de les abandonner pour ne prier que le dieu unique dont Elysée est le prophète.
La « maladie » de Naaman comme la « faim » des contemporains d’Elysée, n’est rien d’autre que l’absence de Foi ou les croyances dans les divinités païennes. La réparation de ces « fléaux » se trouvent dans le retour (« techouva ») vers la vraie Foi, la vrai croyance en un dieu unique : YHVH et, cela, sans attendre de sa part la moindre récompense. La Foi pure donc la foi réparatrice.

David Yaghil Goldberg




Shabbat Tazria-mezora: 25/04/09 Parashat Mezora

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par judaiques
Parashat Mezora

Lévitique 14 et 15

Le thème central de cette parasha est l’hygiène, thème traité à l’occasion d’une sidra traitant des maladies de la peau d’une part et de la pureté de la femme lors de ses règles d’autre part. Plusieurs millénaires avant l’avènement de la médecine moderne, des règles d’hygiène et des soins médicaux, un code précis, rendu obligatoire par sa présence à l’intérieur d’un livre sacré, traite ces sujets de façon précise en confiant les soins non pas à des sorciers ou à des diseuses de bonne aventure, mais à des hommes, prêtres et sacrificateurs, qui, apparemment, formés tout spécialement à ce rôle, étaient au fait à la fois de la diagnostique médicale que des soins guérisseurs.
Les règles de pureté chez les hébreux anciens comme chez leur descendance juive sont légion et très contraignantes, à telle enseigne qu’un des premiers gestes des premiers chrétiens était la permission de ne pas se laver les mains avant les repas. Etait-ce raisonnable ?
Évidemment non ! Mais il fallait se distinguer à tout prix des gens de l’»ancien testament », quitte à ce que ce soit au prix d’une moindre hygiène et, par conséquent, d’une prise de risque de santé plus grande.
Bien sûr certaines de ces règles nous paraissent aujourd’hui inutiles et, parfois même, humiliantes, surtout pour les femmes. Mais à l’époque, pour un peuple errant dans un Moyen Orient semi désertique, s’agissait-il vraiment d’interdits inutiles ?
Nous verrons plus tard des prophètes ou bien des érudits talmudiques appelés au chevet d’un roi européen ou méditerranéen malade précédés qu’ils étaient par leur notoriété en tant que médecins.
N’empêche, pendant que la « peste noire » décimait des centaines de milliers d’hommes et des femmes en Europe, ces règles ont dû protéger les juifs, car des pogroms furent fomentés à l’époque par des prédicateurs (et, parfois, par les autorités elles mêmes) prétendant que les juifs avaient empoisonné les puits, eux qui succombaient si peu à cette pandémie.
Comme quoi se laver les mains avant d’ingurgiter des aliments, n’est pas seulement un commandement impératif de YHVH, mais est, également, un sacré moyen de protection sanitaire.

David Yaghil Goldberg




Shabbat Tazria-Mezora: 25/04/09

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par judaiques
Parashat Tazria
Lévitique 12 et 13

La pureté est un thème central dans la doctrine judaïque impliquant à la fois une approche médicale pour la pureté du corps malade et une pureté que j’appellerais spirituelle car liée à l’application de règles purement religieuses.
La présente parasha commence (chapitre 12) par donner les règles de la pureté féminine dans le cas de l’accouchement et continue (chapitre 13) par l’énumération des mesures médicales que doit prendre le soignant qu’est le Cohen (prêtre) dans le cas de maladies de la peau.
De prime abord cette approche peut paraître discriminatoire pour les femmes traitées en impures après leur accouchement : quarante jours d’impureté dans le cas de la naissance d’un garçon et quatre-vingt un jour dans le cas de la naissance d’une fille. Comme si l’acte d’accoucher était considéré comme une sorte de maladie nécessitent des soins comme ces maladies invalidant de la peau. Mais une seconde lecture attentive appelle une explication bien moins blessante pour les mères venant d’accoucher.
A une époque où aucun moyen de contraception n’existait ni même envisagé. A une époque où les femmes étaient soumises à l’homme et à ses caprices, une doctrine éthique, sous forme de règle religieuse, met une barrière entre l’homme et sa femme après l’accouchement, au moins pendant un certain temps, permettant à celle-ci une période d’accalmie sexuelle nécessaire à son rétablissement. Un « congé maternel » en quelque sorte.
Ce souci de la bonne santé de la mère rejoint alors le souci de guérison des maladies dermatologiques décrites avec force détails dans le chapitre 13.
Qui a dit que la Tora était anti-féministe ?

David Yaghil Goldberg



Shabbat 25/04/09: Hafatart Mezora

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par judaiques
Haftarat Mezora

Rois B 7/3 à 20

Quand les deux parashot, Tazria et Mezora, sont lues comme une seule, on termine la lecture des textes par la présente haftara dont la seule raison de son choix se trouve dans son ouverture (verset 3) où il est question de quatre lépreux, qui, selon la règle, sont interdits de séjour à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Or en éludant les 2 premiers versets de ce chapitre l’auteur de cette sélection dénature, involontairement probablement, le message que ce texte véhicule.
C’est que comme tous les premiers chapitres du second livre des Rois le septième est consacré à la parole du Prophète, en l’occurrence : Elysée (Elisha). Parole bafouée, interdite par la maison royale d’Israël, le Prophète (Elie ou Elysée) étant considéré comme un trouble fête voire rebel. Alors sur ordre du roi et ses ministres, épaulés par les prêtres animistes de l’époque qui se prétendaient également prophètes, on ne croit pas la parole du Prophète au mieux et, au pire, on le pourchasse afin de le mettre à mort et, ainsi, se débarrasser d’un gêneur à la fois sur le plan politique que spirituel, qui, à l’époque, étaient plutôt inséparables.
Cet état des choses pousse le Prophète à se présenter non seulement comme le messager de YHVH et son porte parole, mais aussi comme une sorte de magicien et devin (avec l’aide de Dieu bien entendu). Dans d’autres civilisations on aurait dit : Merlin l’Enchanteur.
Les deux premiers versets (dont la teneur est reprise dans les versets 17 à 20) montrent le mépris du prophète de YHVH par l’intendant du roi qui se moque d’Elysée quand celui-ci prévoit une fin heureuse à la famine due au siège de la ville par les troupes araméennes. Voici le devin, l’enchanteur. Le grand pourfendeur des adorateurs de fausses divinités, est acculé à faire des miracles pour être crédible. Quelle humiliation pour cet homme de dieu, ce porteur du seul message divin. Mais il s’y résout, à cette mascarade de divination, pour la bonne cause. En triomphant en fin de compte ; l’araméen parti et l’alimentation étant de nouveau abondante et l’intendant mis à mort par la foule, il semble dire au peuple et à son roi : « qui peut le plus peut le moins » : YHVH le tout puissant, le seul vrai dieu, maître de tout, n’a aucune difficulté de permettre à son serviteur le Prophète de réaliser à l’occasion un petit miracle ou de prévoir de temps en temps l’avenir.
Curieusement une leçon apprise par les maîtres du hassidisme comme de certains « kabbalistes ».

David Yaghil Goldberg



Shabbat 25/04/09: haftarat Tazria

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par judaiques
Haftarat Tazria

Rois B 4/42 à 5/19

Cette haftara raconte deux faits « miraculeux » attribués au grand prophète Elysée héritier d’Elie. Deux « miracles » qui rappellent curieusement des faits rapportés dans les Evangiles : « la multiplication des pains » et le baptême dans les eaux purificatrices du Jourdain.
Bien entendu toute ressemblance serait fortuite comme, d’ailleurs, celle concernant la résurrection du jeune garçon racontée dans la première partie du chapitre 4.
Mais les deux histoires racontées dans cette parasha : la « multiplication » des pains et la guérison de Naaman, le général araméen, ont une signification bien plus spirituelle.
En effet si les vingt petits pains ont suffit à alimenter cent personnes qui en ont même laissé, ce que, explique Elysée : « ainsi parla YHVH : mange et laisse ». Il suffit de croire pour ne plus avoir faim. C’est la foi pour la foi dira plus tard Maimonide suivi en cela par Y. Leibowitz.
Dans un autre registre et dans un autre contexte, bien plus douloureux celui-là, Job ne perdra pas la foi bien que souffrant et maltraité sans que YHVH lève le petit doigt pour le délivrer.

Ce qui arriva, de même, à Naaman, atteint par une maladie de la peau incurable. Je veux dire la FOI pas la guérison. Car il ne croit pas à la guérison par le bain (« tvila ») dans les eaux du Jourdain. Il refuse même de se conformer au commandement du prophète et n’obtempère qu’après avoir été fortement prié par ses serviteurs.
Sortant de l’eau tout purifié ses premiers mots ne sont pas pour l’homme Elysée mais pour son Dieu : « à présent je sais qu’il n’y a pas de Dieu ailleurs qu’en Israël ».
Et cet homme, cet araméen, qui fréquentait les temples étrangers (« beit rimon » la maison de la grenade) se voyant « guéri » décide de les abandonner pour ne prier que le dieu unique dont Elysée est le prophète.
La « maladie » de Naaman comme la « faim » des contemporains d’Elysée, n’est rien d’autre que l’absence de Foi ou les croyances dans les divinités païennes. La réparation de ces « fléaux » se trouvent dans le retour (« techouva ») vers la vraie Foi, la vrai croyance en un dieu unique : YHVH et, cela, sans attendre de sa part la moindre récompense. La Foi pure donc la foi réparatrice.

David Yaghil Goldberg




Shabbat 25/04/09: Tazrie - Mezora

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par judaiques
Parashat Tazria
Lévitique 12 et 13

La pureté est un thème central dans la doctrine judaïque impliquant à la fois une approche médicale pour la pureté du corps malade et une pureté que j’appellerais spirituelle car liée à l’application de règles purement religieuses.
La présente parasha commence (chapitre 12) par donner les règles de la pureté féminine dans le cas de l’accouchement et continue (chapitre 13) par l’énumération des mesures médicales que doit prendre le soignant qu’est le Cohen (prêtre) dans le cas de maladies de la peau.
De prime abord cette approche peut paraître discriminatoire pour les femmes traitées en impures après leur accouchement : quarante jours d’impureté dans le cas de la naissance d’un garçon et quatre-vingt un jour dans le cas de la naissance d’une fille. Comme si l’acte d’accoucher était considéré comme une sorte de maladie nécessitent des soins comme ces maladies invalidant de la peau. Mais une seconde lecture attentive appelle une explication bien moins blessante pour les mères venant d’accoucher.
A une époque où aucun moyen de contraception n’existait ni même envisagé. A une époque où les femmes étaient soumises à l’homme et à ses caprices, une doctrine éthique, sous forme de règle religieuse, met une barrière entre l’homme et sa femme après l’accouchement, au moins pendant un certain temps, permettant à celle-ci une période d’accalmie sexuelle nécessaire à son rétablissement. Un « congé maternel » en quelque sorte.
Ce souci de la bonne santé de la mère rejoint alors le souci de guérison des maladies dermatologiques décrites avec force détails dans le chapitre 13.
Qui a dit que la Tora était anti-féministe ?

David Yaghil Goldberg



Shabbat : 25/04/09: Tazria - Mezora

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par judaiques
Parashat Mezora

Lévitique 14 et 15

Le thème central de cette parasha est l’hygiène, thème traité à l’occasion d’une sidra traitant des maladies de la peau d’une part et de la pureté de la femme lors de ses règles d’autre part. Plusieurs millénaires avant l’avènement de la médecine moderne, des règles d’hygiène et des soins médicaux, un code précis, rendu obligatoire par sa présence à l’intérieur d’un livre sacré, traite ces sujets de façon précise en confiant les soins non pas à des sorciers ou à des diseuses de bonne aventure, mais à des hommes, prêtres et sacrificateurs, qui, apparemment, formés tout spécialement à ce rôle, étaient au fait à la fois de la diagnostique médicale que des soins guérisseurs.
Les règles de pureté chez les hébreux anciens comme chez leur descendance juive sont légion et très contraignantes, à telle enseigne qu’un des premiers gestes des premiers chrétiens était la permission de ne pas se laver les mains avant les repas. Etait-ce raisonnable ?
Évidemment non ! Mais il fallait se distinguer à tout prix des gens de l’»ancien testament », quitte à ce que ce soit au prix d’une moindre hygiène et, par conséquent, d’une prise de risque de santé plus grande.
Bien sûr certaines de ces règles nous paraissent aujourd’hui inutiles et, parfois même, humiliantes, surtout pour les femmes. Mais à l’époque, pour un peuple errant dans un Moyen Orient semi désertique, s’agissait-il vraiment d’interdits inutiles ?
Nous verrons plus tard des prophètes ou bien des érudits talmudiques appelés au chevet d’un roi européen ou méditerranéen malade précédés qu’ils étaient par leur notoriété en tant que médecins.
N’empêche, pendant que la « peste noire » décimait des centaines de milliers d’hommes et des femmes en Europe, ces règles ont dû protéger les juifs, car des pogroms furent fomentés à l’époque par des prédicateurs (et, parfois, par les autorités elles mêmes) prétendant que les juifs avaient empoisonné les puits, eux qui succombaient si peu à cette pandémie.
Comme quoi se laver les mains avant d’ingurgiter des aliments, n’est pas seulement un commandement impératif de YHVH, mais est, également, un sacré moyen de protection sanitaire.

David Yaghil Goldberg